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Samedi 7 novembre 2009 6 07 /11 /2009 15:37
Quand la chasse sous marine n'est plus comprise, il faut être prêt à écouter voir et comprendre la passion qui nous anime, cette petite vidéo le permet.

BON VISIONNAGE A TOUS

 A BIENTOT SUR LE BLOG
MIMI


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Par mimi - Communauté : CHASSE SOUS-MARINE ET PLONGEE
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Mardi 30 juin 2009 2 30 /06 /2009 23:04
Salut tout le monde,


Et oui, c’est bien le temps des araignées, si comme moi ces bébêtes vous passionnent et que vous vous mettez à la cueillette, çi joint une petite enquête de l’IFREMER et une recette de cuisine. Car en bons chasseurs, nous sommes de bons consommateurs, alors plus d’hésitations et à bientôt …
mimi


Comment vit-elle ?

Une longévité de 7 à 8 ans.

L'araignée de mer est présente en Atlantique-nord (de l'Irlande à la Guinée) et dans une partie de la Méditerranée. Si on la trouve de 0 à 120 mètres, elle devient cependant rare au delà de 70 mètres. Les juvéniles se développent près des côtes, dans des baies ou des estuaires à fond sablo-vaseux par des profondeurs de 0 à 20 mètres, rarement en zone intertidale (zone de balancement des marées). Ces nourriceries sont bien individualisées : en Manche-Ouest, là où l'espèce connaît son maximum d'abondance, la baie de Saint-Brieuc et la côte ouest du Cotentin en constituent les plus importantes.

La croissance de l'araignée se réalise par mues successives, avec une augmentation de taille de l'ordre de 25 à 40% en longueur et une multiplication du poids par un facteur allant de 1,8 à 2,7. Elle ne concerne cependant que la " moussette ", phase juvénile de l'araignée et non espèce différente ! A l'issue de la phase terminale - qui se produit sur les nourriceries entre juillet et octobre - l'animal devient adulte et atteint sa taille définitive. En dépit de quelques points qui restent encore à confirmer, on peu avancer le schéma moyen suivant : un animal né en septembre fera en moyenne 80 mm (soit 150 g) un an plus tard après 13 mues et 140 mm (soit 800 g) à deux ans après 2 mues supplémentaires. Mais la variabilité de ce schéma moyen reste très forte puisque des adultes de même âge peuvent mesurer de 85 à 200 mm et peser de 250 à 3 000 g selon les individus. La longévité de l'araignée de mer est de l'ordre de 7 à 8 ans : juvénile (moussette) pendant 2 ans et adulte pendant 5 à 6 ans. La maturité sexuelle intervient sur une large gamme de taille qui, pour les femelles, va de 85 à 165 mm (200 à 1 500 g). La première reproduction n'intervient que l'année qui suit la mue terminale et les femelles portent, selon leur taille, de 50 000 à 500 000 oeufs jusqu'à l'éclosion qui a lieu de fin juin à octobre.
Les adultes font une migration de " descente " qui les amène au large, sur des zones d'hivernage d'une profondeur supérieure à 50 m. En Manche, à ce déplacement côte-large s'ajoute un mouvement vers l'ouest. C'est à partir d'avril qu'a lieu la migration de "remontée" : durant le printemps et l'été, elle amène les araignées à se rapprocher des côtes.

Comment est-elle exploitée ?

Une saisonnalité marquée.

Si l'araignée est principalement exploitée au casier et au filet par la pêche professionnelle, les prises accessoires occasionnées par le chalutage sont, localement, loin d'être négligeables. Au printemps et en été, lorsqu'elle est à la côte, elle est par ailleurs très recherchée par les pêcheurs-plaisanciers qui la capturent au trémail, au casier ou en plongée. L'activité et les débarquements ont une saisonnalité marquée, avec un maximum d'avril à juin et des minima d'août à octobre et en février-mars. C'est au milieu des années 50 qu'a démarré l'exploitation ciblée de l'araignée de mer. Il s'agissait alors d'une pêche de printemps et d'été exercée au casier et au filet. Les décennies suivantes ont été marquées par une forte intensification de l'effort de pêche : nouvelles flottilles, accroissement du nombre de casiers et des longueurs de filets. Et depuis le début des années 80 et de la découverte progressive de toutes les zones d'hivernage, l'araignée est pêchée sur l'intégralité de sa zone de répartition (au moins en Manche), avec une taille légale de 120 mm.

La France est le principal pays producteur d'araignées. L'essentiel des captures provient des de la Manche-Ouest avec, comme principaux ports de débarquement, Saint-Malo et Paimpol et, à un moindre degré, Saint-Brieuc, Morlaix et Brest. Si en l'absence de statistiques officielles fiables, la production moyenne est estimée à 5 000 tonnes par an, elle varie cependant fortement d'une année sur l'autre. Les autres pays producteurs sont le Royaume-Uni (1 000 à 2 000 tonnes), les îles anglo-normandes (500 à 1 000 tonnes) l'Irlande (200 à 400 tonnes) le Portugal (50 à 100 tonnes) et la Croatie (moins de 100 tonnes). Mais la pêche à l'araignée sur la côte atlantique marocaine tend actuellement à se développer.

Quel diagnostic ?

Un stock à conforter

La difficulté de réaliser une évaluation directe se doublant de l'absence chronique de données fiables sur les débarquements, les conditions ne sont pas réunies pour établir un diagnostic quantitatif sur l'état des stocks. Toutefois, l'examen des prises montre que les captures sont constituées à plus de 80% par les individus d'une même génération (celle entrant dans la phase adulte). En plus de cette très forte dépendance à une génération unique, l'essentiel des prises s'exerce avant le début des éclosions. Ainsi, à l'appauvrissement numérique de stocks de reproducteurs, s'ajoute le fait que la grande majorité des adultes donnant effectivement naissance à des petites araignées n'atteint pas la taille légale de 120 mm. Et ces individus ne l'atteindront d'ailleurs pas puisqu'ils ne grandissent plus. Résultats : outre le fait que le nombre d'oeufs par une femelle est proportionnel à sa taille, les conséquences génétiques d'une reproduction assurée presque exclusivement par les plus petits des reproducteurs sur la taille moyenne des recrues pose question. Une diminution de la mortalité par pêche (réduction de l'effort de pêche ou limitation des apports) aurait pour effet bénéfique de réduire la variabilité des débarquements et de conforter le stock reproducteur tant en quantité qu'en qualité. D'autre part, pratiqué d'août à octobre en Manche-Ouest, le chalutage de fond sur les nourriceries d'araignées est responsable de la destruction d'importantes quantités (plusieurs centaines de tonnes) d'araignées en mue ou venant de muer. Un aménagement de zones et de saisons de cette activité de chalutage aurait également un effet bénéfique sur les ressources et les flottilles qui les exploitent.

      Mise à jour
28/04/2009

Ifremer ©2006


Recette : Araignées de mer sauce corail


Détails
Poisson principal
Poisson principal : Araignée    Niveau
Niveau de difficulté : Facile    Nombre de personnes
Nombre de personnes : 4
Durée de préparation
Durée de préparation : 1 h    Temps de cuisson
Temps de cuisson : 20 min    Vin conseillé
A boire avec ce plat : Un bandol ou un côtes-du-rhone blanc très frais (8-9°C).
Ingrédients

    2 belles araignées de mer femelles
    1 gousse d'ail
    1 branche de fenouil
    gros sel de mer

    Pour la sauce:
    2 oeufs
    1 c à café de moutarde forte
    1 citron
    3 c à soupe d'huile d'olive
    sel, poivre

Préparation

    Pelez la gousse d'ail. Dans un grand faitout, faites bouillir une bonne quantité d'eau avec une poignée de gros sel de mer, la gousse d'ail pelée et la branche de fenouil.

    A ébullition, plongez les araignées dans l'eau. Couvrez le faitout et laissez cuire 20 min.

    Pendant ce temps, faites chauffer de l'eau dans une petite casserole. Quand l'eau frémit, déposez les oeufs et laissez-les cuire 10 min. Passez-les ensuite sous l'eau froide avant de les écaler.

    Egouttez les araignées dans une passoire et rincez-les sous l'eau froide pour raffermir les chairs. Videz les carapaces. Conservez la matière crémause et les oeufs (le corail) se trouvant à l'intérieur.

    Décortiquez les pattes, réservez-en la chair ainsi que celle contenue dans les carapaces. Nettoyez et brossez les carapaces. Déposez-y la chair des araignées.

    Séparez le blanc du jaune des oeufs durs. Dans un bol, écrasez le corail et la matière crémeuse avec les jaunes et la moutarde, puis incorporez en fouettant l'huile et le jus de citron. Poivrez et rectifiez au besoin l'assaisonnement en sel. Versez la sauce dans une saucière. Servez les araignées accompagnées de cette sauce.





Par mimi - Communauté : CHASSE SOUS-MARINE ET PLONGEE
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Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /2009 20:37
EXERCICES D'ENTRAINEMENT
1. Introduction


Le présent dossier traite de l’entraînement de plongée en apnée en piscine.

L’accent sera mis sur l’apnée dynamique, sa préparation et la progression. L’apnée statique ne sera que sommairement abordée car elle est déjà clairement expliquée sur le site d’aidabelgique.

Quelques éléments de méthodologie et recommandations générales pour les moniteurs sont également apportés.


2. Objectifs


La fixation d’un programme d’entraînement permet de déterminer des objectifs raisonnables à atteindre pour assurer une progression optimale des pratiquants ainsi que d’évaluer clairement cette progression. Le programme sera fixé en fonction du niveau et des objectifs personnels des élèves que ce soit le loisir, le maintien de sa forme physique ou la compétition. D’autres éléments entreront également en jeu comme l’âge, le niveau de pratique et les éventuelles contreindications médicales.

3. Axes Quel que soit l’objectif, un programme doit en principe intégrer les axes suivants:

• La technique: acquérir un bon palmage, une ondulation efficace, effectuer des virages économiques en énergie, améliorer sa fluidité et sa glisse en immersion

• L’endurance: entraîner le muscle à consommer peu d'oxygène et à produire moins d’acide lactique pour un rendement optimal, travailler une meilleure récupération. Les exercices d’endurance permettent également de trouver une vitesse de nage optimale et économique

• L’aisance: garder le contrôle de ses mouvements, rester calme en immersion même si l’on est à court d’air, l’aquacité, pouvoir changer de rythme et de direction en minimisant l’effort produit (physique et stress) pour y arriver

• La relaxation: acquérir une bonne technique respiratoire et une détente suffisante afin de réaliser des préparations efficaces courtes ou moins courtes avant un exercice ou une performance ainsi que des récupérations efficaces

Ces axes seront plus ou moins travaillés selon le niveau des pratiquants. Ainsi, par exemple, les débutants travailleront beaucoup plus la technique de palmage et les virages qu’un breveté AIDA 3*.


4. Sécurité


Au travers des exercices mis en place dans l’optique des axes susvisés, le moniteur veillera à ce que le pratiquant prenne conscience de ses propres limites, en toute sécurité, et à les repousser progressivement et graduellement grâce à la régularité de ce dernier aux entraînements.

Ainsi, le pratiquant devra prendre conscience du moment de son premier spasme (signal respiratoire déclenché par le diaphragme) ou de sa perte d’aisance ainsi que de la distance parcourue avant que celui-ci ou celle-ci ne se manifeste. Le moniteur pourra s’enquérir de ces informations pour mieux connaître les pratiquants pour assurer une meilleure sécurité et de leur proposer des entraînements adaptés et plus personnalisés.

Le moniteur, toujours vigilant, veillera également à initier les pratiquants à la surveillance mutuelle tout au long des exercices mais également les informer des bonnes pratiques de l’apnée et des réflexes de sécurité: ne pas s’hyperventiler, ne pas forcer ses apnées (pouvant entraîner un essoufflement ou un malaise), etc.

Outre les consignes usuelles de sécurité pouvant faire l’objet d’une charte affichée dans les vestiaires par exemple (être en bonne forme, ne pas avoir ingéré de boissons alcoolisées, etc.), les recommandations générales suivantes doivent être constamment rappelés au fil des entraînements: la détente avant l’apnée, l’inspiration lente, ample et profonde, un maximum de relâchement pendant l’apnée, qu’elle soit statique ou dynamique, etc.


5. Contraintes


Les entraînements ne se font pas toujours dans des conditions optimales. On peut ainsi relever différentes contraintes qui peuvent influencer leur contenu même comme par exemple:

• la durée et la fréquence des entraînements. Celles-ci influeront sur le contenu des séances, plus spécifiques ou plus diversifiés le cas échéant

• la taille de la piscine, l’espace disponible par rapport au nombre de pratiquants. Certains entraînements peuvent se dérouler dans un seul couloir d’une piscine. Ainsi, les exercices se feront avec une gestion plus précise du rythme et des temps de récupération de chacun. Par exemple, il est possible d’envisager des séries dynamiques alternées nage/apnée (voir ci-dessous) dans un seul couloir, en faisant nager les pratiquants l’un à la suite de l’autre

• la température de l’eau. Si l’eau est froide et que les pratiquants n’ont pas de combinaison, l’entraînement comportera plus de travail dynamique


6. Apnée dynamique


a. Travail en surface

Au début de tout entraînement d’apnée, il est toujours profitable d’effectuer une mise en condition sous forme de séance d'échauffement musculaire et cardiaque en nageant avec des palmes un nombre suffisant de longueurs en surface. 200 et 500m avec tuba frontal ou avec une planche sont généralement suffisants. L’échauffement se fera bien entendu en fonction de la nature du cours mais aussi des contraintes susvisées.

En cours de séance, après un exercice ou une série éprouvante 1, une série de longueurs en surface peut constituer une bonne récupération et une transition douce vers un autre exercice.

Note: Pour pouvoir progresser dans de bonnes conditions, la part de travail en surface avec palmes sera plus importante pour l’apnéiste débutant que pour le confirmé. Ce premier acquerra ainsi plus rapidement une endurance et une technique de palmage correctes dans de bonnes conditions de sécurité. L’objectif est de travailler la filière aérobie afin d'augmenter la faculté à utiliser l'oxygène de l'air respiré (VO2 max).

b. Enjeu de l’entraînement dynamique

Les séries de longueurs en apnée avec une courte récupération s’inscrivent dans le cadre d’un travail lactique.

L'anaérobie lactique est la dégradation du glycogène musculaire en acide lactique et dont l'accumulation au niveau des tissus en perturbe l'activité. Au fur et à mesure de la durée de l'effort, cette accumulation finit par empêcher l’apnéiste de continuer l'exercice car les jambes (principalement) deviennent lourdes et de plus en difficiles à mouvoir. Le travail de l’apnée dynamique ciblera donc cette zone d'effort par des séries de longueurs comportant de brèves récupérations.

Note: L'élimination de l'acide lactique après un effort est plus rapide si l'on conserve une légère activité (récupération active) que si l'on stoppe tout mouvement (récupération passive) 2.

Le travail lactique est une épreuve d'endurance. Il permet de maintenir le seuil de CO2 (taux de dioxyde de carbone) élevé ce qui permet de repousser progressivement ses limites dans de bonnes conditions de sécurité.

c. Principaux exercices d’apnée dynamique

L’avantage des séries dynamiques est d’augmenter le temps passé sous l'eau car les récupérations sont courtes. Sera ainsi travaillée, en plus de l’endurance, la technique qui permettra à chacun de trouver une vitesse d’apnée rentable.

Note: Les bénéfices de ce type de travail se perdant rapidement, une pratique régulière est recommandée.

Les séries de longueurs peuvent se faire de différentes manières. On peut citer par exemple:

• Les séries fixes en apnée avec des récupérations fixes Exemple : 12x50m avec 45’’ de récupération (pour les 3* minimum) Type de travail : ce type de séries constitue un bon échauffement d’apnée et est idéal pour une mise en confiance des débutants

• Les séries évolutives avec des récupérations fixes Exemple : 25-30-35-40-45-50m avec 30’’ de récupération3. Le retour sur le bord se fait en surface sans arrêter de palmer4 Type de travail: dépasser progressivement la barrière psychologique que peuvent constituer les bords du bassin

• Les séries dynamiques alternées nage/apnée. Le pratiquant ne s’arrête jamais de palmer. Il réalise une distance en apnée et il récupère en nageant à la surface Exemple : 25m en apnée et 25m en surface 4 Type de travail : gestion de sa vitesse en apnée et en surface

• Série d’apnées réalisées à un rythme variable (plus rapide – plus lent) Exemple : sur 50m, 25m en sprint et 25m en lenteur Type de travail : cet exercice peut être une alternative plus soft (ou une très bonne préparation) à des séries d’apnées de plus de 50 mètres. d. Progression La progression en difficulté d’une série peut se faire de différentes manières:

• en augmentant le nombre de longueurs la composant

• en diminuant progressivement le temps de récupération dans les intervalles Note: diminuer le nombre d’inspirations lors de la récupération peut être un excellent exercice pour faire prendre conscience au pratiquant de l’importance des respirations lentes et profondes 5

• en augmentant la distance parcourue en apnée

Remarque: il convient de ne pas s’enfermer toujours dans le même type de série car cela risque de trop habituer le pratiquant au même type de travail, ce qui peut nuire à sa polyvalence et donc son aisance générale voire à ses performances car sa vitesse rentable acquise dans ses séries ne le sera probablement plus pour des distances plus longues. Ainsi, la variété et la diversité des exercices doivent, en principe, être un soucis constant lors de l’élaboration du programme.

Pour connaître l’aisance d’un pratiquant pour un exercice ou une série particulière, il peut être intéressant de mesurer sa fréquence cardiaque immédiatement après l'effort fourni et sur un court laps de temps (10 secondes par exemple avec une extrapolation de x6 pour connaître la fréquence cardiaque).

e. Gestion de pratiquants de niveaux différents

Il est rare qu’un moniteur supervise un groupe de niveau homogène et équivalent. Ainsi les débutants côtoient des pratiquants plus expérimentés. Il est possible faire travailler tous les pratiquants aux mêmes exercices dynamiques en même temps en faisant simplement varier la distance parcourue en surface et celle parcourue en apnée selon leur niveau.

A titre illustratif, les séries dynamiques alternées nage/apnée pourraient se faire à:

35m surface / 15m apnée pour les 1*

30m surface / 20m apnée pour les 2*

25m surface / 25m apnée pour les 3*

f. Variantes

Nous avons vu que la difficulté d’un exercice peut être augmentée progressivement par la variation de la vitesse d’apnée, du temps d’apnée et du temps de récupération, mais on peut également ajouter d’autres étapes originales et ludiques comme, par exemple, réaliser les exercices à partir du milieu de la piscine au lieu d’un des bords. L’avantage ici est de travailler également ses virages. Cela brise les repères trop rassurants que constituent les bords du bassin et augmente légèrement la difficulté de l’exercice initial.

Une autre manière de corser les exercices est de les ponctuer de travail dynamique en expiration ou à poumons vides, ce qui est également intéressant pour mesurer son aisance en immersion dans des conditions rendues plus difficiles.

On peut également enrichir chacune des séries vues ci-dessus de phases statiques (sans interruption de l’apnée), dans l’ordre de difficulté croissante: avant, au milieu ou à la fin de chaque apnée dynamique.
Conseil: lorsqu’une une phase d’apnée statique suit directement une phase dynamique, il convient de ralentir progressivement sa dynamique pour effectuer la transition la plus douce possible vers une statique complète. Il faut passer d’un état de contraction à un état de relâchement total sans transition trop brutale. Le maître mot est donc « progressivité! ».


7. Apnée statique


a. Enjeu de l’entraînement statique

L’apnée statique ne constitue pas comme l’apnée dynamique un travail lactique mais un travail hypercapnique. Ici, pas d’acide lactique car les muscles sont au repos. Le travail hypercapnique consistera à accoutumer l’organisme à un taux d’oxygène bas.

L’accent est mis ici sur la relaxation avant et pendant l’apnée.

b. Quelques exercices d’apnée statique

Différents exercices peuvent être réalisés en apnée statique. On relève notamment:

• Les séries d’apnées fixes courtes entrecoupées d’une seule inspiration Exemple : 6 apnées d’une minute avec une inspiration

• Les séries progressives où l’on fait varier progressivement le temps d’apnée et/ou le temps de récupération Exemple : statiques 1’00-1’15-1’30-1’45-2’00 avec une récupération d’une minute

• Réaliser le plus lentement possible une (ou plusieurs) longueur(s) en apnée-surface, le corps complètement relâché en se déplaçant lentement avec les bras Exemple : réaliser un 25m en 2’30

c. Variantes

Le travail statique peut également se faire à poumons vides ou en expiration continue. Pour donner un peu de variété à ce type de travail, on peut également faire des exercices en chauve-souris les jambes sur le bord du bassin et la tête en bas, etc.

8. Exercices ludiques

Les entraînements en apnée ne doivent pas toujours se limiter à des exercices de type militaires. Il est également important de s’amuser, de prendre conscience que l’apnée n’est pas qu’un sport de compétition mais également un sport de loisir et de détente.

Ainsi, on peut imaginer toute une série d’exercices ludiques et orientés principalement sur l’aisance en immersion dans des situations diverses comme:

• placer au fond de l’eau une série d’objet à ramasser en une seule apnée. Le nombre et la dispersion de ces objets variera selon le niveau des pratiquants.

Exemple : le moniteur disperse 6 objet noirs et 6 blancs dans un coin de la piscine, 2 pratiquants vont chacun récupérer une couleur en même temps pendant que les autres se préparent en surface. Un roulement peut donc être effectué. L’avantage ici est notamment dans les changements de direction, l’utilisation des bords pour effectuer les virages, etc.

• compter le nombre de pavés au fond de la piscine (travail horizontal) ou sur les murs (travail vertical). Le travail vertical se fera dans la grande profondeur en comptant de haut en bas en jouant avec sa respiration afin de descendre le plus lentement possible

• faire un maximum d’anneaux d’air (réussis) sous l’eau

1 ou si les pratiquants ont froid parce que l’exercice n’est pas assez dynamique, que l’eau de la piscine est froide, etc.
2 Voir « séries dynamiques alternées » ci-dessous
3 Pour les 30-35-40-45, des repères seront placés au fond, par exemple des plombs de plongée.
4 Note: les adeptes de la monopalme peuvent faire l’exercice avec une petite planche ou en brasse-papillon
5 Idée d’exercice: 12x25m en apnée en comptant 11 inspirations après le premier 25m, puis 10 après le second, 9 après le troisième et ainsi de suite jusqu'à une seule inspiration.


Conclusion


Les entraînements d’apnée en piscine peuvent et doivent être variés pour permettre une bonne progression du pratiquant. Bien entendu, les sorties en milieu naturel (lacs, carrières, mer) restent requis pour être un apnéiste complet. Elles peuvent être complétés par des activités à sec comme le vélo, le jogging ou l’entraînement en salle de fitness.

Les performances des pratiquants seront régulièrement mesurées (dans toutes les conditions de sécurité requises) en temps, en distances et par les types de séries effectuées. Il peut être intéressant de tenir à jour un carnet en ce sens afin d’établir un programme de progression cohérent.

Exercices proposés par Franck Denoël pour le monitoriat apnée AIDA1

Par mimi
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Dimanche 1 février 2009 7 01 /02 /2009 19:16

salut tout le monde , c'est reparti , après avoir fait du cichlidé africain , lac malawi et tanganika, c'est reparti avec un bac de 320 litres, un peu de plongée sans se mettre dans l'eau , en plus elle est trop froide en ce moment;
Pour moi ces poissons sont fantastiques , ça ressemble à de l'eau de mer , les couleurs du bac marin , les comportements des poissons marins, sans les difficultés d'un bac marin.J'espère réussir de la repro comme jadis , je vous tiendrais au jus....
A PLUS
MIMI


Par mimi
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Mercredi 21 janvier 2009 3 21 /01 /2009 20:25
Pour résumer et sans aller dans les détails, les dauphins génèrent ces anneaux sous l'eau, pour s'amuser. En faisant un mouvement brusque de leur tête ils font apparaitre cet anneau argenté devant leur bec. Cet anneau ne remonte pas à la surface ! Il reste dans une position verticale dans l'eau. Le dauphin peut créer un nouvel et plus petit anneau à partir du grand. En mordant dans l'anneau il le désintègre en milliers de petites bulles qui remontent à la surface. Cet anneau est en fait un vortex généré par l'extrémité de l'aileron dorsal et dans lequel est soufflé de l'air à travers l'évent. L'énergie générée par le vortex est suffisante pour empêcher les bulles d'air de remonter à la surface pendant un certain temps...le temps pour le dauphin de jouer avec l'anneau...stupéfiant, non !
Par mimi
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